Vit C

2.2 Vitamine C

 

2.2.1.Généralités.

Structure.

La vitamine C, ou acide L-ascorbique, est la lactone d'un acide hexuronique présentant une parenté étroite avec les sucres en C6. Elle comprend une fonction alcool primaire en 6, une fonction alcool secondaire en 5 et un groupement lactone unissant les carbones 1 et 4. L'élément fonctionnel important est le groupe ène-diol entre les carbones 2 et 3 qui peut, par oxydation réversible, donner naissance à deux fonctions cétones. L'acide déhydroascorbique ainsi obtenu a les mêmes propriétés antiscorbutiques que l'acide L-ascorbique réduit, et, dans les tissus, on trouve un équilibre réversible entre ces deux composés. La présence de carbones asymétriques explique l'existence de deux formes, lévogyre et dextrogyre, mais l'isomère dextrogyre est dépourvu de toute activité.

La vitamine C est largement répendue dans le monde végétal et animal. On la trouve en grande quantité dans les légumes, les fruits, et les organes des animaux tels le foie et les reins, mais seulement en faible quantité dans la viande. Au cours de la préparation des aliments, la majeure partie de la déperdition en acide ascorbique n'est pas due à la cuisson elle-même, mais à l'extraction de la vitamine par l'eau de cuisson qui est ensuite rejetée. La conservation des légumes plusieurs jours, même au froid, est également responsable de pertes importantes en vitamine C. La teneur du lait en vitamine C est très diminué par la pasteurisation et la stérilisation.

On recommabde des apports de 60 à 100 mg/jour. La concentration plasmatique normale est de 8 à 14 mg/L.[11]

2.2.2.Implication dans le développement de la cataracte

La concentration en vitamine C dans le cristallin est 20 à 70 fois supérieure (1 à 2 mM [22]) à celles du plasma et des autres tissus; mais ces concentrations diminuent avec l'âge et avec la cataracte. Le taux de vitamine C dans le cristallin est proportionnel aux apports alimentaires.[10]

Huit études envisagent l'influence de la vitamine C dans le developpement de la cataracte :

-Une étude de 1991 rapport que les personnes ayant des apports 20 % supérieurs à la moyenne ont une incidence de cataracte nucléaire diminuée de 52% par rapports à celles ayant des apports 20% inférieurs à la moyenne[17].

-Une étude de 1992 n'a pas réussi à montrer que la consommation de vitamine C d'origine alimentaire réduit le risque de cataracte chez la femme. Seule la consommation de suppléments sur une période de 10 ans minimum s'est révélée protectrice puisqu'elle conduisait à une diminution du risque de 45% [23].

-S'il faut encourager la consommation d'aliments riches en vitamine C, il apparaît que l'usage de compléments apporte bien une protection supplémentaire. Par rapport à la personne qui absorbe 125 mg de vitamine C par jour ( soit près du double des apports conseillés), celle qui consomme 490 mg ou plus court un risque 4 fois moindre[16].

-Une autre enquête prouve que le consommateur quotidien de plus de 300 mg de vitamine C sous forme de suppléments est 3 fois moins touché par la cataracte que celui qui ne prend pas de suppléments[15].

-Une étude plus récente relève un ralentissement de l'apparition de cataracte chez les femmes prenant des suppléments depuis plus de 10 ans[24].

Si la plupart des études suggèrent que la vitamine C a un rôle protecteur, certains auteurs observent un risque plus élevé chez les gros consommateurs de vitamine C:

-la prise de suppléments diminue le risque de cataracte nucléaire mais augmente le risque de cataracte corticale [25].
-des concentration plasmatiques élevées de vitamine C augmentent le risque de cataracte nucléaire et sous--capsulaire postérieure[21].

Une autre étude n'établit aucune association entre la vitamine C et le développement de la cataracte : elle relève une prévalence similaire pour :
- des apports bas (< 115mg/j) et élevés (>261 mg/j)
- des taux plasmatiques élévées (> 80 µM/L) et bas (<60 µM/L).

Mécanismes

1°/prévention de la cataracte

Cet effet est attribué à la capacité de la vitamine C à capter les espèces réactives de l'oxygène, connues pour provoquer des changements métaboliques et structurels . La vitamine C protège les protéines crstaliennes, les protéases, les lipides et la pompe Na+/K+ ATPase des dégâtsde la lumière ultraviolette. [13]

L'acide L-ascorbique (AH2) s'oxyde en acide déhydro-L ascorbique(DHA). Le DHA et l' acide 2,3-dicétogulonique- produit immédiat de l'hydrolyse du DHA - peuvent également annihiler le peroxyde d'hydrogène par leur décarboxylation [26]:


R-CO-COOH + H2O2 ---->R-CO-COOH + H2O+ CO2

R-CO-COOH + H2O2 ---->R-COOH +H2O +CO2

Le DHA peut aussi capter le superoxyde:


DHA + 2 O2._ + 2 H+ ---->AH2+2 O2

 2°)rôle dans la formation de la cataracte

- L'acide ascorbique est impliqué dans des réactions de glycosylation et dans la génération de radicaux libres. Il est plus réactif que le glucose.Dans le cristallin normal, le taux de glutathion est suffisant pour inhiber ces réactions (2 à 5 mM). La faible concentration en oxygène (± 20 µM) défavorise aussi ce phénomène. Le GSH maintient l'ascorbate à l'état réduit, en prévenant sa formation en DHA et acide 2,3-dicétogulonique, eux-mêmes convertis en xylosone et L-thréose. Ces produits plus stables sont dégradés par l'aldose réductase[22].

Mais, ces produits, lorsquils ne sont pas dégradés, réagissent avec les cristallines pour former des produits avancés de glycosylation : CML (carboxyméthyl lysine), LM-1, pentosidine, fluorescents et de pigmentation brune.[27]

- L'ascorbate est aussi un prooxydant ,particulièrement en présence de cuivre ou de fer:


3 ascorbate + 2 Fe3+ + O2----->3 DHA + 2 Fe2+ + 2 H2O 2+ 2 H+


Fe2++ H 2 O2----->espèces radicalaires + Fe3+ [28]

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